Méditation du Vendredi 27 Janvier2017

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He 10, 32-39 / Ps 36 (37), 3-4, 5-6, 23-24, 39-40ac / Mc 4, 26-34

L’évangile de matin regroupe deux paraboles de Jésus. Celles-ci ont en commun un symbole très saisissant, celui de l’éclosion, de la germination, de la puissance de la vie qui est en train de naitre. Et c’est comme cela que le Christ envisage son œuvre.

Le règne de Dieu, un semeur qui jette le grain dans son champ. Geste absolument naturel, passionnant, mais aussi mystérieux que fait un cultivateur, tel qu’on le fait dans nos villages. Geste d’espérance et d’aventure en même temps. Est-ce que ca va pousser ? Est-ce qu’il y aura une moisson ou rien ? Le soleil ne finira-t-il pas par brûler et détruire les jeunes pousses ? Tout ce que le cultivateur sait, c’est qu’il faut semer, il faut risquer. Jésus nous montre bien qu’il est de ceux qui croient à la vie, qui font confiance en l’avenir, de ceux qui sèment à pleines mains pour que la vie se multiplie et soit abondante (cf. Jn 10, 10). Et cette image est valable pour toute vie d’homme, pour toute entreprise humaine : médecins, professeurs, élèves et étudiants, artisans, artistes, pères et mères de familles, séminaristes, prêtres … il faut semer, il faut investir sur l’avenir.

Jésus, lui, a conscience de faire cela. Il sème. Il entreprend une grande œuvre d’avenir. Le règne de Dieu commence comme un grand temps de semailles. Et tout réside dans la vitalité de la semence : le germe est une puissance concentrée, formidable, invincible ; mais menue et cachée, et fragile en apparence. Dès que la graine est jetée en terre, commence, dans le secret, une série de merveilles. Peu importe que le cultivateur s’en tracasse ou pas, à la limite, cela ne dépend plus de lui. Ainsi, dit Jésus, le royaume de Dieu est comme une semence vivante. Semé dans une âme, semé dans le monde, dans nos familles et nos cœurs, il grandit d’une lente, imperceptible, mais continue croissance.

Cette parabole, pour tout dire, exprime la confiance de Jésus et des premiers chrétiens en l’œuvre de Dieu qui fait arriver son règne. Rien ne pourra s’opposer à sa lente réalisation. Nous sommes encouragés à partager cette confiance aussi bien dans notre vie de foi que dans nos réalisations humaines personnelles. Quand on a foi en Dieu, le caractère fragile des débuts d’une œuvre ne doit pas refroidir l’ardeur qu’on met à la réaliser. Semer, faire des efforts sur le plan humain, et laisser Dieu faire le reste …

Amen.

Abbé Léonce Aristide MANGA

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