Méditation du Mardi 24 Janvier 2017

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S. François de Sales, évêque et docteur de l’Eglise, Mémoire
He 10, 1-10 / Ps 39 (40), 2abc.4ab, 7-8a, 10, 11 / Mc 3, 31-35

Après l’altercation avec les « scribes venus de Jérusalem », Saint Marc reprend le récit commencé au verset 21 du présent chapitre, récit que nous avons médité samedi dernier : Sa famille vint pour se saisir de lui, car ils affirmaient : « Il a perdu la tête ».

Sa mère, c’est bien Marie. Nous la connaissons. Nous savons aussi par les évangélistes Luc et Matthieu quelle attitude exemplaire de foi, d’humilité, de recherche spirituelle, elle a eue au cours des événements de l’enfance de Jésus. Et ses frères sont là aussi. Ils veulent le récupérer.

La réplique de Jésus est très édifiante pour nous. A la famille constituée par les liens de sang et la proximité naturelle, Jésus substitue comme étant préférable celle des adorateurs de Dieu, des craignant-Dieu, de ceux qui font la volonté du Père, c’est-à-dire ceux qui le suivent et l’imitent, lui Jésus. Sa vraie parenté n’est pas celle qu’on croit, celle qui est apparente. Pour Jésus, les liens du sang, les liens familiaux, les liens de milieu social, ne sont pas premiers.  Ils sont indispensables, et réels. Mais on n’a pas le droit de s’y enfermer, d’en faire une exclusivité.  Et c’est là une plongée géniale dans la profondeur du cœur de Jésus. Il a un cœur universel, grand comme le monde, ouvert à toute l’humanité. Un cœur qui n’est pas confiné aux seules appartenances régionales, ethniques, tribales ou linguistiques comme c’en est le cas chez nous. Le repliement sur soi est contraire à l’esprit de Jésus. Il se sent le frère de tout homme qui fait la volonté de Dieu. A ce titre Marie est doublement sa mère. La vraie grandeur de sa maman n’est pas de lui avoir donné son sang, c’est d’être « l’humble servante du Seigneur ». Les seules frontières de la famille de Jésus sont donc l’horizon du monde entier. Il nous donne ainsi la clef qui nous fait pénétrer dans à sa suite dans le cœur même du Père, dans l’intimité de notre créateur. Il nous apprend à regarder tous ceux qu’il a placés près de nous avec amour.

C’est ce regard d’amour qui a animé la pastorale de Saint François de Sales dont nous faisons mémoire aujourd’hui, devenant « le serviteur de tous en toutes choses » (cf Prière d’ouverture de la messe). Dans notre monde, notre pays, nos familles si facilement divisés par le tribalisme, le sectarisme, sources de discorde et de haine, confions nos intentions à Saint François de Sales, pour qu’il nous aide à acquérir la magnanimité et la douceur du Christ. Puisse-t-il nous communiquer son si grand amour pour la Vierge Marie afin qu’elle nous montre elle-même comment parvenir à l’unité entre les chrétiens.

Amen.

Abbé Léonce Aristide MANGA

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