7ème Jour en terre sainte: le séjour est bientôt terminé.

L’époustouflante expérience des 14 pèlerins de l'Archidiocèse de Yaoundé en terre sainte tire à sa fin...

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Tout est accompli et c’est bientôt le retour au bercail. Le chiffre 7 symbolise un cycle complet, une perfection dynamique. Deux sommets ont meublé notre journée. D’abord la célébration diocésaine de l’année de St-Joseph à Nazareth, en l’église St-Joseph, construite sur les ruines de la maison du patriarche et ensuite l’ascension du Mont Thabor. En fait, en début de matinée, nous sommes allés à la découverte du quotidien de la vie de la Sainte Famille à Nazareth. Au temps de Jésus, Nazareth était un petit village d’agriculteurs et d’artisans. La tradition chrétienne situe l’atelier de charpenterie de Joseph sur le site de l’église Saint-Joseph et le lieu de l’Annonciation dans la Basilique de l’Annonciation. Il s’agit du plus grand sanctuaire chrétien du Moyen-Orient. Elle a été construite sur deux niveaux et comprend la grotte de l’Annonciation et les ruines des premières églises…
Comme Nazareth n’a qu’une seule source d’eau douce, il est très probable que la Sainte-Famille se soit arrêtée sur le site actuel qui abrite l’église Saint-Gabriel (une église grecque orthodoxe) construite sur la source qui alimente le Puits de Marie. Quant à la Synagogue qui se trouve non loin de là, (site occupé par une communauté chrétienne grecque catholique) , il s’agit, selon la tradition chrétienne, du lieu où Jésus avait coutume de prier et d’étudier, puis de prêcher lorsqu’il était à Nazareth. Ensuite, nous nous sommes rendus au mont Thabor, une montagne isolée de près de 800 mètres d’altitude située au cœur de la Galilée.
Dans la tradition chrétienne, le mont Thabor est lié à l’événement de la Transfiguration. En se transfigurant devant trois de ses Apôtres seulement, à l’écart, sur le sommet d’une haute montagne, et tandis qu’il priait (cf Lc 9, 29) Notre-Seigneur nous enseigne donc surtout ces trois importantes leçons qui résument notre pèlerinage en Terre-Sainte.
La première c’est que les grâces de choix ne sont pas accordées à tout le monde, mais que Dieu en favorise ceux qu’il veut, sans que les autres puissent se plaindre, puisque tous reçoivent les grâces nécessaires au salut en d’autres lieux et circonstances.
La deuxième nous enseigne que Jésus ne nous mène jamais au milieu du monde, mais toujours dans la retraite, et que si même il nous conduit par le chemin ardu des épreuves, c’est une marque de son affection particulière pour nous. La troisième enfin nous indique que le temps de la prière est celui ou il se révèle plus spécialement à nous, en éclairant notre âme sur nos devoirs et en réchauffant notre cœur pour les accomplir dans nos différents milieux de vie. Nous conservons dans notre coeur tout ce que notre intelligence n’a pas été capable de comprendre et poursuivrons la méditation de ces jours de pèlerinage chez nous. Comme St-Joseph endormi, nous nous disposons désormais à obéir davantage à la volonté de Dieu par la fidélité à notre devoir d’État… Infiniment Merci à S. Exc. Mgr Jean Mbarga et à tous ceux qui ont facilité cette randonnée spirituelle. Que Dieu bénisse l’Archidiocèse de Yaoundé. Bonne année de St-Joseph ! Deo gratias !

Abbé Emmanuel Thaddée ABENA

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